De nouveaux tirs continuent de faire rage au Moyen-Orient, laissant l’accord de cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis au bord de l’effondrement.
Dix missiles balistiques ont été tirés sur une base américaine en Jordanie et en Iran, a annoncé jeudi le Corps des Gardiens de la révolution islamique.
Le CGRI a déclaré que la cible était la base militaire d’Azraq, dans le nord de la Jordanie, également connue sous le nom de base aérienne de Muwaffaq Salti. L’armée américaine y a établi une présence significative pendant le conflit avec l’Iran.
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« Si l’armée américaine répète son agression, les autres bases américaines dans la région n’échapperont pas à des tirs nourris », a déclaré le CGRI.
Aucun dégât ni victime n’a été signalé.
Tous les missiles ont été “interceptés et neutralisés”, a déclaré sur X le porte-parole du gouvernement jordanien, Mohammad Al-Momani.

Les pétroliers iraniens sortent du détroit d’Ormuz
L’escalade des attaques dans le golfe Persique au cours des deux derniers jours et la menace du président Donald Trump de réimposer un blocus naval mené par les États-Unis ont motivé l’Iran à retirer rapidement ses pétroliers du détroit d’Ormuz.
L’Iran a expédié 10 millions de barils de pétrole brut et de carburant du jour au lendemain, selon TankerTrackers, un outil de suivi du transport maritime. C’est une montée en puissance significative.
Avant jeudi, l’Iran avait réussi à libérer un total de 60 millions de barils de pétrole au cours des trois dernières semaines, selon Windward Intelligence.
Mercredi, les opérateurs de pétroliers ont eu peur d’entrer et de sortir du détroit, car l’incertitude concernant la situation militaire a poussé de nombreux navires à jeter l’ancre. Mercredi, le nombre de traversées du détroit d’Ormuz est tombé à 25, contre 49 la veille, selon MarineTraffic.


Une partie de la raison pour laquelle la traversée du détroit a diminué mercredi était la crainte que les navires entrant dans la zone y restent coincés. Mercredi, la plupart des traversées se sont déroulées d’ouest en est (hors du golfe Persique).
Hormis les Émirats arabes unis, qui ont expédié jusqu’à 65 millions de barils de pétrole après la réouverture du détroit, les exportations iraniennes ont dépassé celles de tous les autres producteurs de pétrole. Le régime a généré 50 pour cent de ses revenus grâce aux ventes de pétrole, essentielles à la revitalisation du pays après la guerre.
La réimposition des sanctions américaines sur le pétrole iranien mardi ne semble pas dissuader la Chine d’acheter : malgré la flotte fantôme de pétroliers, 32,3 millions de barils de pétrole iranien sont désormais acheminés vers la Chine, selon Windward Intelligence.








