Il existe plusieurs façons de devenir champion du monde.
L’Espagne a passé le mois dernier à essayer de développer le football comme elle l’imagine, et l’Argentine a montré que même lorsque le football refuse de coopérer, la victoire peut être remportée.
La finale de la Coupe du monde de dimanche réunira ces deux parcours.
Si l’Espagne s’est glissée vers Rutherford à l’Est, l’Argentine a fait son chemin ici.
Le champion d’Europe de Luis de la Fuente a réalisé la campagne la plus complète du tournoi. Sept matchs, six buts, en encaissant un seul but et, peut-être plus particulièrement, sans être mené une seule minute. Il a démantelé la France en demi-finale avec le sang-froid qui est devenu sa signature, réduisant l’une des attaques les plus redoutées au monde aux seuls spectateurs.
Le parcours de l’Argentine s’est développé à l’opposé. Le finaliste Lionel Scaloni a eu besoin de prolongations, a survécu aux tirs au but, a comblé un déficit de deux buts contre l’Égypte et a sauvé un autre match contre l’Angleterre avec deux buts tardifs après avoir semblé destiné à l’élimination. À maintes reprises, ils ont amené l’Argentine au bord du gouffre, pour découvrir une autre marche.
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L’Espagne est parvenue à cette situation en maîtrisant toutes les situations. L’Argentine a survécu en toutes circonstances.
Le football à lui seul aurait suffi à en faire l’une des finales de Coupe du monde les plus excitantes. Mais il véhicule également un courant générationnel sous-jacent que peu d’événements sportifs pourraient espérer égaler.
Lionel Messi, 39 ans, disputera le dernier match de Coupe du monde d’une carrière qui a redéfini le football. A ses côtés se trouvera Lamine Yamal, un joueur de 19 ans que beaucoup considèrent comme l’avenir le plus brillant du football. Leurs chemins ne se sont croisés qu’une seule fois, sur une photo à Barcelone en 2007, lorsque Messi a bercé Yamal, cinq mois, lors d’une séance photo pour un calendrier caritatif. Dimanche, pour la première fois, ils partageront le même terrain pour disputer la Coupe du monde.
Cependant, réduire cette finale à Messi contre Yamal ne rendrait pas service aux deux équipes.
Rodri a été le métronome de la campagne espagnole, dictant le tempo, mettant fin aux contre-attaques et permettant à La Roja d’étouffer ses adversaires avec la possession. Le duel avec Enzo Fernandez, dont les récentes courses et la volonté d’attaquer l’espace ont transformé à plusieurs reprises la fortune de l’Argentine, pourrait décider du rythme de cette finale. Si Rodri établit son autorité familière, l’Espagne jouera le jeu selon ses propres conditions. Mais si Fernandez parvient à aller au-delà et à mettre Messi dans des poches dangereuses, la confiance de l’Argentine retrouvera un terrain fertile.
Le duel avec l’Espagnol Enzo Fernández Rodri pourrait constituer un sous-jeu clé de la finale. | Photo : Getty Images via AFP
Le duel avec l’Espagnol Enzo Fernández Rodri pourrait constituer un sous-jeu clé de la finale. | Photo : Getty Images via AFP
Plus loin, le mouvement de Mikel Oyarzabal présente un autre concours passionnant. L’attaquant espagnol a marqué cinq buts, mais peu de défenseurs centraux apprécient autant la confrontation physique que Cristian Romero et Lisandro Martínez. Le jeu offensif complexe de l’Espagne dépend de la création d’espaces par Oyarzabal pour Yamal, Dani Olmo et Álex Baena, et les défenseurs argentins viseront à empêcher que ces espaces ne se matérialisent.
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Aucun des deux entraîneurs n’a subi de blessures graves avant la finale. De la Fuente devrait maintenir l’équipe qui a mené l’Espagne à une victoire d’un deuxième titre mondial, avec Rodri ancrant le milieu de terrain avec Fabian Ruiz et Yamal fournissant l’étincelle de la droite. Scaloni dispose également d’une équipe complète disponible, avec son seul véritable dilemme en attaque, où la pression incessante de Julian Alvarez pourrait une fois de plus lui valoir le feu vert devant Lautaro Martinez malgré la victoire décisive de ce dernier en demi-finale.
Depuis plus d’un mois, l’Espagne a pris l’habitude de paraître extraordinaire, tandis que l’Argentine a atteint la finale en banalisant l’impossible. Désormais, un match décidera laquelle de ces deux équipes sera l’histoire déterminante de cette Coupe du Monde.
Publié le 18 juillet 2026








