L’ancien PDG Giovanni Castellucci a été condamné à 12 ans de prison pour la tragédie du pont italien à Gênes.

Un tribunal italien a condamné l’ancien PDG d’Atlantia Giovanni Castellucci à 12 ans de prison pour l’effondrement en 2018 d’un pont routier dans la ville portuaire de Gênes.

Atlantia était l’actionnaire majoritaire de l’opérateur autoroutier Autostrade per l’Italia au moment de la catastrophe, qui a tué 43 personnes lorsque leur véhicule est tombé d’un viaduc.

Les proches des victimes se sont rassemblés devant le tribunal pour entendre les résultats d’une affaire qui est devenue une recherche de responsabilités pour le désastre et un symbole de la lenteur de la justice dans le processus pénal italien complexe.

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Dans le système juridique italien, une décision de première instance peut faire l’objet d’un appel au moins deux fois.

Castellucci est déjà en prison, purgeant une peine de six ans pour un autre incident mortel survenu en 2013 sur un viaduc dans le sud de l’Italie, et n’était pas présent au tribunal pour entendre le verdict.

Cinquante-sept personnes ont participé au procès, parmi lesquelles des dirigeants d’entreprises, des ingénieurs et des fonctionnaires du ministère des transports.

Les accusations les plus graves comprennent les meurtres multiples et la négligence criminelle.

Les voitures sont bloquées sur le pont routier de Morandi après l'effondrement d'une partie de celui-ci, le 14 août 2018, à Gênes, dans le nord de l'Italie. (Photo AP/Antonio Calanni, dossier)
Les voitures sont bloquées sur le pont routier de Morandi après l’effondrement d’une partie de celui-ci, le 14 août 2018, à Gênes, dans le nord de l’Italie. (Photo AP/Antonio Calanni, dossier) Crédit: Antonio Calanni/Photo AP / Antonio Calanni
Sur cette photo prise le samedi 18 août 2018, un GPR (radar à pénétration du sol) installé par les pompiers inspecte le pont autoroutier Morandi effondré, à Gênes, en Italie. (Vigile du Feu via AP)Sur cette photo prise le samedi 18 août 2018, un GPR (radar à pénétration du sol) installé par les pompiers inspecte le pont autoroutier Morandi effondré, à Gênes, en Italie. (Vigile du Feu via AP)
Sur cette photo prise le samedi 18 août 2018, un GPR (radar à pénétration du sol) installé par les pompiers inspecte le pont autoroutier Morandi effondré, à Gênes, en Italie. (Vigile du Feu via AP) Crédit: PA

L’effondrement du pont Morandi, vieux de 51 ans, lors d’une tempête estivale à la veille d’une fête nationale a choqué l’Italie et a conduit à des années d’enquêtes sur la gestion et l’entretien de ses infrastructures vieillissantes.

Une section du pont de 50 mètres de haut s’est effondrée et pas moins de 35 véhicules circulaient dessus, les plongeant dans l’entrepôt et le lit de la rivière en contrebas.

La catastrophe a provoqué un différend entre la société holding d’Atlantia, contrôlée par la famille Benetton, et le gouvernement de l’époque, qui s’est soldé par la vente de la participation majoritaire d’Atlantia dans Autostrade.

Le directeur d’Autostrade a publié aujourd’hui une lettre ouverte mercredi, réitérant l’engagement de l’entreprise à garantir que de telles tragédies ne se reproduisent plus.

“Je voudrais présenter mes excuses aux familles des victimes, à la population de Gênes et à tous les Italiens pour les souffrances causées par la tragique catastrophe de Morandi, pleinement conscient que nos gestes n’enlèveront jamais la douleur”, a écrit Arrigo Giana, PDG d’Autostrade.

Une série d'images prises avec des images de caméras de sécurité et publiées par la police financière italienne le lundi 20 août 2018, montrent les débris de l'effondrement du pont routier Morandi à Gênes, le mardi 14 août 2018. (Police financière italienne via AP)Une série d'images prises avec des images de caméras de sécurité et publiées par la police financière italienne le lundi 20 août 2018, montrent les débris de l'effondrement du pont routier Morandi à Gênes, le mardi 14 août 2018. (Police financière italienne via AP)
Une série d’images prises avec des images de caméras de sécurité et publiées par la police financière italienne le lundi 20 août 2018, montrent les débris de l’effondrement du pont routier Morandi à Gênes, le mardi 14 août 2018. (Police financière italienne via AP) Crédit: PA
Un nuage de poussière s'élève alors que la travée restante du pont Morandi est démolie lors d'une explosion planifiée, à Gênes, en Italie, le vendredi 28 juin 2019. (AP Photo/Antonio Calanni)Un nuage de poussière s'élève alors que la travée restante du pont Morandi est démolie lors d'une explosion planifiée, à Gênes, en Italie, le vendredi 28 juin 2019. (AP Photo/Antonio Calanni)
Un nuage de poussière s’élève alors que la travée restante du pont Morandi est démolie lors d’une explosion planifiée, à Gênes, en Italie, le vendredi 28 juin 2019. (AP Photo/Antonio Calanni) Crédit: climatisation/PA

Les procureurs ont fait valoir que des années d’entretien inadéquat, de panneaux d’avertissement ignorés et de retards dans les travaux de sécurité avaient contribué à l’effondrement, alléguant que des travaux vitaux avaient été retardés alors que les bénéfices continuaient d’être générés et distribués.

Les avocats de la défense ont rejeté cette théorie.

Ils ont répondu que ce désastre était dû à un défaut dans la conception originale du pont, qu’il nous reste encore le câble numéro neuf, un qui est tombé en panne, et qu’aucun programme de maintenance n’aurait pu empêcher la tragédie.

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