L’Espagne arrive à Atlanta avec l’air d’une équipe impatiente de vivre un long été de Coupe du monde, mais lundi, elle sera confrontée à un sentiment tout aussi fort que son adversaire : l’incrédulité d’une nation voyant son nom sur le tableau du tournoi pour la première fois.
Les champions d’Europe ouvrent leur campagne du Groupe H contre le Cap-Vert, qui comprend également l’Uruguay et l’Arabie saoudite, dans ce qui ressemble sur le papier à une rencontre de différentes planètes du football.
L’équipe de Luis de la Fuente est restée quasiment inébranlable au cours des quatre dernières années, avec 30 matchs sans victoire depuis sa défaite 0-1 contre la Colombie à Wembley en mars 2024. Depuis lors, l’Espagne compte 23 victoires et sept nuls.
Le Cap-Vert n’est cependant pas le seul endroit en Amérique du Nord à offrir du romantisme.
Les Blue Sharks ont été l’un des qualifiés surprises pour la Coupe du monde 2026 et, avec une population de moins de 600 000 habitants, ils sont le troisième plus petit pays à atteindre le tournoi après l’Islande en 2018 et Curaçao, également en 2026.
Leur ascension est le fruit d’un archipel et d’une diaspora. Ce mélange a été très efficace lors des qualifications, où le Cap-Vert a remporté sept de ses 10 matches, n’a perdu qu’une seule fois et a remporté une victoire surprise à domicile contre le Cameroun.
Leur place pour la Coupe du Monde peut ressembler à un conte de fées, mais le Cap-Vert a bâti sa crédibilité depuis des années. En 2013, il se qualifie pour sa première Coupe d’Afrique des Nations et atteint les quarts de finale dès sa première tentative.
Pour l’Espagne, l’objectif est de remporter la deuxième Coupe du monde après celle remportée en Afrique du Sud en 2010. Pour le Cap-Vert, lundi offre quelque chose de plus rare encore : ses supporters ont attendu des générations pour lire la première page d’une histoire.
Publié le 15 juin 2026






