En 2024, lorsque l’Irak affrontait le Japon en Coupe d’Asie, c’était face aux finalistes de l’édition précédente, favoris du tournoi.
Mais le statut initial du Japon n’était pas suffisant pour mener à bien l’action contre l’Irak. C’est l’Irak, vainqueur 2-1, qui a eu le dernier mot. L’un des principaux facteurs, a admis le sélectionneur japonais Hajime Moriyasu, a été les supporters irakiens, qui ont transformé le stade Education City d’Al Rayyan en un « mini Bagdad » avec des rugissements et des chants dans le stade.
Résultat : l’Irak a battu le Japon après 42 ans, preuve qu’un groupe de joueurs pouvait canaliser le soutien bruyant des tribunes vers le terrain.
Alors que les espoirs de l’Inde pour la Coupe d’Asie 2027 sont en lambeaux, ses supporters peuvent aider à dissiper la morosité qui entoure le sport du pays, à commencer par le Kerala, qui accueillera les Blue Tigers lors de leur dernier match de qualification pour la Coupe d’Asie contre la Chine à Hong Kong mardi.
Après un bref épisode de malentendu entre la Kerala Football Association et la Greater Cochin Development Authority, le match se déroule comme prévu au stade Jawaharlal Nehru à Kochi.
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Un changement de paradigme
Le sélectionneur indien Khalid Jamil a apporté 14 changements à l’équipe par rapport au précédent affrontement contre le Bangladesh – une ligne claire selon laquelle la tactique construit le projet à partir de zéro.
Parmi les nouveaux noms figurent le défenseur Bijoy Varghese et l’attaquant Ryan Williams.
La convocation de Varghese est la parfaite récompense pour son travail dans les tranchées de la I-League, où il a aidé l’Inter Kashi à être promu en Super League indienne.
Parallèlement, l’inclusion de Williams souligne un changement de paradigme bien plus important. L’attaquant né à Perth fera ses débuts en tant que premier joueur naturalisé depuis Arata Izumi en 2014.
Dans un écosystème marqué par la naturalisation et les doubles passeports, Williams pourrait pousser l’Inde à suivre le courant plutôt qu’à contre-courant.
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Sur le terrain, Jamil devrait s’appuyer sur une ligne offensive plus large, optant pour la mobilité plutôt que pour la masse, les défenseurs Muhammad Uvais et Jay Gupta cédant la place à Nikhil Poojary et Abhishek Singh Tekcham.
Le retour de Manvir Singh et Ashique Kuruniyan depuis les ailes assurera plus de rythme, permettant à Jamil de passer à une formation 4-4-2 avec Lallianzuala préféré comme nouveaux attaquants devant Chhangte et Williams.
Le chaos à Hong Kong est l’avantage de l’Inde
La dernière fois que l’Inde et Hong Kong se sont croisés, ils n’auraient pas pu être plus malchanceux.
Hong Kong a remporté ses cinq derniers matchs sans défaite, dont trois victoires, tandis que l’Inde faisait du surplace alors que les petites Maldives les battaient pour leur seule victoire en 15 matches en 18 mois.
Les roues ont presque tourné. L’Inde a montré des signes de vie lors de son premier passage sous Jamil, terminant troisième de la Coupe des Nations de la CAFA avec une victoire sur Oman, le mieux classé.
Hong Kong, en revanche, n’a gagné que deux fois depuis. Ensuite, son entraîneur-chef, Ashley Westwood, sera à Kochi, mais en tant que patron des Kerala Blasters.
Hong Kong sera privé du gardien vétéran Yapp Hung Fai. | Photo : Getty Images
Hong Kong sera privé du gardien vétéran Yapp Hung Fai. | Photo : Getty Images
Les blessures n’ont fait qu’ajouter à ses malheurs. Hong Kong se déplace sans l’attaquant fiable Matt Orr, tandis que le cheval de bataille vétéran Yapp Hung Fai – son apparition record – manque également entre les bâtons.
Stefan Pereira, qui a marqué la dernière fois contre l’Inde, n’a pas non plus fait partie de l’équipe.
Liste des blessés à Hong Kong :
Gardien : Yapp Hung Fai
Attaquants : Matt Orr, Sohgo Ichikawa
Défenseurs : Vas Nuñez
Milieu de terrain : Yu Joy Yin
Les inquiétudes de Hong Kong ne s’arrêtent pas là. Le match amical de préparation contre le Népal a été annulé à la onzième heure, l’entraîneur par intérim Roberto Losada le qualifiant de “fenêtre (internationale) la plus folle de tous les temps”.
Cependant, au Kerala, l’Inde se trouve du mauvais côté de l’histoire. L’équipe masculine a disputé huit matches sans victoire (2 nuls, 6 défaites).
C’est là que le soutien féroce du Kerala, qui a exprimé son amour éternel pour le football de Kochi à Doha, devra jouer un rôle de premier plan, aidant à écrire un nouveau scénario alors que l’Inde cherche à se reconstruire pour le prochain cycle de qualification pour la Coupe du monde.
Publié le 30 mars 2026









