PARIS — La France a célébré l’événement du Vel d’Hiv, une rafle massive de Juifs par la police française en 1942, l’un des actes les plus honteux perpétrés par le gouvernement du pays en temps de guerre.
La police française a arrêté des milliers de Juifs pendant deux jours en juillet 1942, arrachant les enfants des bras de leur mère et les envoyant tous dans les camps de la mort nazis. Alors que l’opposition grandit, la France rend hommage chaque année à ces victimes tout en essayant de préserver leur mémoire.
La France abrite la plus grande population juive d’Europe et a connu une augmentation des actes antisémites, notamment des menaces, du vandalisme et des violences physiques, à la suite des attaques du Hamas contre Israël du 7 octobre 2023 et du conflit qui a suivi à Gaza.
Une pancarte à Paris rend hommage à un couple et à leur fille qui ont sauvé un garçon de 13 ans lors de l’événement, et Israël a reconnu que la Justice parmi les Nations était persécutée avant l’événement, ont indiqué les autorités françaises.
“Attaquer la justice, c’est détruire le monde entier”, a déclaré Alice Rufo, vice-ministre de la Défense, lors d’une cérémonie commémorative mardi. “Le symbole sera restauré. Leurs souvenirs vivront. Face à l’opposition populaire, sous toutes ses formes, la République ne cédera pas d’un pouce.”
Après l’invasion nazie de la France en 1940, le pays était dirigé par un gouvernement connu sous le nom de Vichy France, qui collaborait avec l’Allemagne nazie.
Le Vel d’Hiv tire son nom du Vélodrome d’Hiver où de nombreux prisonniers étaient incarcérés avant d’être envoyés dans des camps de concentration et tués.
Les 16 et 17 juillet 1942, plus de 4 500 policiers sont mobilisés et de nombreux bus sont commandés. Il s’agit du plus grand rassemblement de Juifs organisé en France pendant la Seconde Guerre mondiale. La détention provisoire se poursuivra jusqu’au 20 juillet.
Au total, 13 152 personnes ont été évacuées, dont trois enfants.
Il a fallu 50 ans après la Seconde Guerre mondiale pour que les dirigeants français reconnaissent officiellement la participation du gouvernement à l’Holocauste, lorsque le président Jacques Chirac a présenté ses excuses pour le rôle des autorités françaises dans les attentats du Vel d’Hiv.







